InfoLettre Mars 2026

Écouter le Tambour

Le cercle de Guérison, pour vivre en harmonie avec l'Univers

par Robert Blackwolf Jones (1935 - 🕆2003), Ojibwé de la bande de Lac Courte Oreilles, Wisconsin

Blackwolf était un psychothérapeute, auteur et enseignant ojibwé respecté, connu pour intégrer la sagesse traditionnelle des Autochtones dans les approches de guérison contemporaine


« Je suis né en 1935, et j’ai grandis dans la réserve de Lac Court Oreilles, au nord-ouest du Wisconsin, une réserve ojibwé-chippewa juste à côté de la ville de Hayward. Alors que je venais de naître, un homme médecine avait entendu parler de la naissance d'un enfant et, sur son cheval blanc, il traversa les bois pour me rendre hommage. En chemin, il aperçut un loup noir. Personne ne l'avait jamais vu auparavant et personne ne l’a revu après. Alors, lorsque le Saint homme arriva chez nous, dans les bois, il me donna mon nom indien « muka-day-way-maen'-gun », qui signifie « Loup Noir » dans la langue ojibwé.

        Il a été mon premier enseignant, mais j'ai eu de très nombreux enseignants durant mes longues années de formation. J’en parle dans les livres que j’ai co-écrits avec mon épouse Gina Jones. Ce sont des pratiques millénaires que ces aînés, ces personnes des loges de médecine, m'ont enseignées durant ma formation. Lorsque j’ai écrit ces livres, je n’ai fait que transmettre ces savoirs vieux de 70 000 ans qui m'ont été transmis. Je tiens à le préciser : je ne suis qu'un éclaireur, celui qui permet de les faire émerger.

      J'ai grandi dans la réserve, puis je me suis engagé dans l'armée à 18 ans et j'en suis sorti deux ans plus tard. J'ai fait quelques années d'études de droit à l'université, puis j'ai abandonné et je suis tombé dans l'alcoolisme pendant 20 ans. Les problèmes d'alcool sont très courants chez les miens, vous savez… environ 90 % d'entre eux y sont confrontés à un moment ou un autre de leur vie. Bref, j'ai travaillé pour une entreprise un peu partout aux États-Unis et au Canada, puis en mars 1977, j'ai arrêté de boire. Je suis retourné dans ma réserve et aux traditions de la loge de médecine, et je me suis dit : « Qu'est-ce que je vais faire de ma vie maintenant ? »
        Je suis retourné à l'université. Au lieu de reprendre des études de droit, je me suis orienté vers la psychologie et j'ai obtenu une licence en psychologie, un master en conseil et orientation psychologiques, puis j'ai effectué deux années de formation post-universitaire en toxicomanie. J’ai ensuite travaillé comme psychothérapeute auprès des Autochtones et non-autochtones. J’ai aussi enseigné l’éthnohistoire des Indiens du Wisconsin, plus particulièrement des cultures, traditions et coutumes des Ojibwé-Chippewa, à l'Université de Green Bay.

        Nous autres Autochtones, entretenons un lien très fort avec la nature et le monde spirituel, et nous nous tournons vers ce monde pour recevoir des enseignements et des guidances depuis des millénaires. Beaucoup considèrent cela comme des pratiques ésotériques et farfelues, mais leurs ancêtres faisaient de même il y a plusieurs milliers d'années. Nous entretenons une relation harmonieuse et équilibrée avec la nature, et grâce à cela, tu ne crées pas de pollution… l'eau et l'air sont purs.  « … » Aujourd’hui, tu ne peux plus boire ou nager dans l’eau, et la situation empire toujours plus. Bientôt, les gens boiront l'eau des eaux usées !

        Pour nous, peuples autochtones, être « en bonne santé », c'est savoir se guérir. Mais que signifie « guérir » ? Chez nous, la guérison est synonyme d'équilibre. L'équilibre est synonyme de santé ; le déséquilibre engendre la maladie et les symptômes. Alors, qu'est-ce que l' « équilibre » ? Pour nous, c'est un équilibre spirituel. Selon notre conception de la vie, nous sommes un esprit incarné, et non un corps incarné. Cela change tout. Notre croyance repose sur l'idée que nous sommes de vieux esprits issus du monde spirituel. Nous avons toujours vécu dans ce monde spirituel ; puis nous venons de ce côté-ci et prenons possession d'un corps ; avant de retourner dans le monde spirituel.

        Être en équilibre, c'est être à 50 % dans notre monde intérieur, ce qui se passe en nous, et à 50 % tourné vers l'extérieur : les personnes, les lieux et les choses qui nous entourent. Spirituellement, c'est la partie la plus profonde de nous-mêmes ; mentalement, ce qui se passe dans notre esprit ; émotionnellement, ce qui se passe dans nos émotions : colère, tristesse, joie, peur, honte, blessure, frustration, et ainsi de suite ; et physiquement, dans tout notre corps. C'est cet état d'équilibre spirituel, mental, émotionnel et physique, entre travail et loisirs. Être à 90 % dans le présent, à 5 % dans le passé et à 5 % dans le futur. J'amène les gens à cet équilibre, et une fois qu'ils l'ont atteint, je les invite à suivre leur respiration vers leur ain-da-ing, leur maison au fond de leur cœur, où ils trouvent ce mash-ka-wisen , cette force intérieure, et cette connexion avec leur Créateur, et cette force de vie de la Création…

        Selon notre vision du monde, les Créateurs sont en réalité des Vibrations. C'est véritablement ce que le Créateur est: Vibrations, Lumière et Vibrations. Alors, quand je dis d'écouter le tambour, je ne parle pas seulement du « boum-boum » du tambour des pow-wows. Il existe différents tambours : le tambour de danse, le tambour de pow-wow, le grand tambour, le tambour d'eau, et les tambours de guérison utilisés lors de nos cérémonies. Mais je ne veux pas dire qu'il faut juste se contenter d'écouter le « boum boum boum », je veux dire écouter « le silence » entre les battements. Par exemple, si vous avez déjà assisté à un pow-wow, vous avez peut-être entendu ces tambours de danse, oui, on les fait résonner, mais c'est ainsi que nous communiquons avec… le Grand Esprit, et les autres esprits de ce monde physique, grâce à cette Vibration. Mais c'est dans « le silence » entre les battements que le Créateur et les esprits nous répondent. En réalité, c'est cela la méditation : les vibrations et le silence, c’est la communication. C'est pourquoi certaines personnes méditent pendant des heures. »


« Un exemple, la quête de vision, on en fait depuis des millénaires. C'est quatre jours au minimum, sans manger, sans boire, en silence et sans dormir. Dans notre Roue de médecine, en pleine nature, on observe au minimum quatre jours de silence et de méditation. Cela remonte à au moins 70 000 ans, sur notre wiigwaasabak, nos rouleaux d'écorce de bouleau sacrés, l’histoire de notre peuple. Les gens ne savent pas grand-chose de nous, et voyez-vous, on préférait même que ça reste ainsi… ce n'est pas une chose à sens unique. On a vraiment gardé le silence sur beaucoup de choses pendant très longtemps, parce que nous le voulions. Nous avions l'impression que tout ce qu'on donnait était pris, déformé et détourné, et que nous n’allions désormais plus rien donner. Mais on nous a clairement dit qu'à la naissance du Bison blanc, ce serait le moment de réparer les cercles sacrés, les quatre races. Il fallait qu'on sorte à ce moment-là et qu'on commence à enseigner les voies de guérison… mais pas avant la naissance du Veau Bison blanc en août 1994, un temps qui nous avait été annoncé par une prophétie pour aller enseigner et partager certaines de ces choses. Mais il y a une limite à ne pas franchir !
        Certaines personnes de mon peuple invitaient des non-autochtones à des huttes de sudation et à diverses cérémonies, pour ensuite les voir repartir chez eux. A seulement une heure et demie de chez moi, ils organisaient des huttes de sudation sans même savoir ce qu'ils faisaient vraiment. Ces gens participaient à une ou deux huttes, et ensuite ils en construisaient une, sans le faire correctement. Ce n'est pas juste prendre des branches et les planter dans le sol. Il y a tout un protocole sacré à respecter et à suivre selon nos coutumes… et de mener strictement des cérémonies, de comprendre leur signification. Maintenant, ils font appel à des non-autochtones de Milwaukee pour cela, et ils demandent des sommes astronomiques pour ces week-ends.

        Les personnes médecine traditionnelles ne font pas payer leurs services. C'est absurde. Vous ne faites pas payer ! Ce serait comme si un groupe d'Indiens allait dans une église catholique, assistait à une ou deux messes, puis se rendait dans un jardin, construisait un autel, courait à la boulangerie acheter du pain, puis au magasin prendre une bouteille de vin, et se mettait à dire des messes, à pardonner les péchés et à faire payer tout ça. Certains seraient furieux. Il n'y a aucun sens à transmettre nos rites ancestraux et initier des personnes qui ne sont pas prêtes à l’être, et qui ne sont pas équilibrées… elles seraient incapables de les pratiquer de manière respectueuse, curative et appropriée. C’est pourquoi mon peuple dit, et l’a toujours dit, qu’il faut d’abord les soigner. C’est comme donner une mitrailleuse à un enfant ; il ne saurait pas s’en servir. Cela ne sert à rien d'aller plus loin que là où nous en sommes pour le moment, sans d’abord soigner les gens, puis les enseigner. 

        J’animais des séminaires qui aidaient les gens sur cinq points essentiels. Je vais aborder un aspect un peu plus clinique, mais vous savez, c'est mon autre facette. Je n'utilise pas seulement nos traditions tribales vieilles de 70 000 ans, j'y intègre aussi beaucoup d'éléments contemporains, que certains qualifieraient de traditionnels – alors qu'ils n'ont qu'une centaine d'années. La notion de « tradition » date de 1908. Mais il y a cinq choses auxquelles vous devez parvenir, sinon vous risquez de développer une pathologie psychologique:

Premièrement, vous concluez que vous êtes une bonne personne; deuxièmement, que vous êtes à la hauteur; troisièmement, que vous êtes aimable et aimé ; quatrièmement, que vous avez le sentiment d'appartenir à un groupe ; et cinquièmement, que vous êtes connecté à l'Univers. Ce que j'essaie de faire lorsque je parcours le pays et que j'anime des ateliers jusqu'au Canada, c'est de faire comprendre aux participants que ce sont de bonnes personnes, et de leur expliquer qu’est ce qui le prouve, et valide le fait qu’ils soient bons.  Et qu'ils sont assez bien comme ils sont, et que leur valeur réside dans leur existence même, et non, fondamentalement, dans ce qu'ils font ou ne font pas. La seule chose qu'ils feront vraiment parfaitement dans leur vie, c'est mourir, et ils ne gâcheront pas ça. 

        J'aborde brièvement les deux premiers points, car je me dis qu'ils peuvent les comprendre à peu près partout, du moins je l'espère. Ensuite, j'évoque le fait d'être digne d’être aimé et être aimé tout court, et à quel point ils sont uniques dans l'univers ; qu'il n'y en a qu'un.e seul.e comme eux, qu'il n'y en a jamais eu d'autre et qu'il n'y en aura jamais d'autre, et à quel point ils sont importants. Passons maintenant au quatrième point : le sentiment d’appartenance. Nombre d'individus se heurtent aux normes d'une société dominante. C’est l’un des avantages de l’appartenance tribale. On appartient non seulement à sa tribu, mais aussi à sa bande. Je ne suis pas seulement Anishinaabe-Ojibwé Chippewa, j’appartiens à ma bande du Lac Court Oreilles, ce qui me donne ce sentiment d’appartenance.
        Et je parle ensuite du point le plus important, celui dont au moins 90 % des personnes présentes souffrent : elles n'ont pas le sentiment d'être connectées à l'Univers…
Alors je les connecte à l'Univers. Je les connecte en leur faisant comprendre que nous sommes tous liés par le souffle ; que l'air que vous respirez en ce moment même, où était-il il y a deux mois ? Dans un pingouin au pôle Sud ? Dans un zèbre en Afrique ? Dans un panda en Chine ou un ours polaire au pôle Nord ? Dans un élan, un faucon, un saumon ou un marsouin ? Où était-il ? Nous sommes tous connectés par le souffle, nous ne faisons qu'un, et ce souffle vient du Créateur. Ce souffle nous ramène à notre ain-da-ing, à notre maison au fond de notre cœur. Je les aide à comprendre que nous sommes tous connectés dans cette immense toile d'araignée par le souffle. Que nous ne faisons qu'un et que nous sommes tous liés. Que nous sommes tous apparentés, avec les êtres ailés, à nageoires, aux quadrupèdes, bipèdes, aux rampants, à coquille, et que nous faisons tous partie les uns des autres, cela fait tellement de bien aux gens.

        Je leur apprends à se soigner avec les pierres, les « grands-pères », et je leur montre comment se reconnecter à eux-mêmes. Comme le disait le chef Seattle, nous faisons tous partie de la toile de la vie, et ce que nous faisons à cette toile, nous le faisons à nous-mêmes. Je tente d’élever leur conscience à un niveau dont leur culture ne leur a guère parlé, ni même fait prendre conscience. Notre relation avec les arbres, comment nous avons une obligation envers les arbres et comment les arbres ont une obligation envers nous ; et les esprits de l'eau, comment nous avons une obligation envers eux et comment ils en ont une envers nous ; et les esprits du feu, et ainsi de suite pour tout le reste. Comment nous faisons tous partie de ce Tout. Nous sommes tous liés à Cet Ensemble. »

« Marcher sur la Voie Rouge, c'est choisir chaque jour de vivre dans la vérité, l'humilité et le respect. C'est comprendre que chaque pas que nous faisons sur la Terre est une prière. »


Nouvel Arrivage! Tambours de Sibérie manches totémiques   clic photo >>

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Oracle Les Cartes Révelle par Lorina

Ces cartes sont source d’inspiration, de beauté et de transmission.

Sur notre chemin, nous n’avons souvent pas reçu de repères sur ce qu’est "être femme", de transmission sur notre cycle menstruel et de connaissances sur notre corps. Mon chemin me permet de rencontrer avec profondeur et humanité la beauté et la richesse d’être femme, de restaurer un lien à mon corps et à la terre que nos mères, nos grands-mères et nos arrières-grands-mères... n’ont pas reçu et n’ont donc pas pu nous transmettre. Ces cartes sont comme un compagnon pour nous rencontrer dans toute notre humanité, toutes nos facettes, pour honorer et restaurer le féminin en soi et reprendre la responsabilité de notre vie.

Osons transformer notre héritage sur ce qu’est "être femme" pour contribuer à un changement dans le monde, permettons aussi à nos enfants de nourrir d’autres imaginaires lorsque nos cartes vivent dans notre maison. >> infos clic photo

À CHAQUE CYCLE LUNAIRE, UNE RENCONTRE UN MIROIR...

CALENDRIER D'ARTISTE POUR MARCHER DANS LA BEAUTÉ EN 2026

inspiré des 𖦹°⭒。⋆ 13 Mères Originelles ⋆。⭒°𖦹

dès le 16 octobre en boutique!


Ce calendrier invite à se relier au rythme de la lune et à poser, pour chaque cycle, une intention qui sème une direction.

Il est illustré par treize des peintures de Lorina, formant ensemble la série Unité. Elles apportent leur éclat, leurs couleurs, leur douceur et leur transmission subtile pour accompagner votre année.


Il est un compagnon du quotidienentre œuvre et rituel, une manière de s’ancrer dans la beauté dêtre au monde, lune après lune.  >> infos clic photo

Les cartes de voeux Rêvelle

Pour le plaisir des correspondances, de l’amitié, de liens ! Les cartes de voeux des illustrations figurant dans les cartes-oracle Rêvelle de Lorina, accompagnent aussi un cadeau ou un moment de vie. >> infos clic photo

L'Agenda Lunaire Dame Lune 2026
L'Agenda des Femmes
(anciennement R'êv'Elles)

Arrivage fin octobre-début novembre!


Réenchante ta relation aux mondes, c’est ton droit de naissance. Intègre les enseignements ancestraux des gardiennes de la Profonde Féminité. Honore le sacré et le sensible. Cet agenda t’invite à faire de ta nature cyclique une alliée, quel que soit ton âge, par l’auto-découverte (dossier Sang des Lunes, mandalas à remplir chaque mois, médecine de la femme…), par l’enseignement de savoirs ancestraux (mythologie féminine, Les 13 Mères Originelles, les célébrations de nos ancêtres avec la roue de l'année celte, l’astrologie, les mouvements de Mère Lune, etc.). Dans ces pages, tu trouveras divers espaces de notes pour vivre pleinement les nombreux rituels qui te sont proposés et observer leurs effets au fil des lunes…  >> infos clic photo



L’Arbre aux oiseaux. Abondance et réciprocité dans le monde naturel


Comment repenser l’économie du don, grâce au monde végétal et à la sagesse autochtone? Robin Wall Kimmerer plaide pour revaloriser les principes d’abondance et de réciprocité dans le monde naturel.


Les économies fondées sur le renouvellement et la réciprocité du don sont la seule voie à suivre. Pour restaurer la possibilité de l’épanouissement mutuel, pour les oiseaux, les baies et les humains, nous avons besoin d’une économie qui partage les dons de la Terre, en suivant l’exemple de nos plus anciens professeurs, les plantes.


« Dans une économie de don, la richesse est comprise comme le fait d'avoir assez à partager, et la pratique pour faire face à l'abondance est de la donner. ».

« La gratitude et la réciprocité sont la monnaie d'une économie de don, et elles ont la propriété remarquable de se multiplier à chaque échange. »


Robin Wall Kimmerer est botaniste, professeure émérite de biologie environnementale, membre de la nation pottawatami et fondatrice du Center for Native Peoples and the Environment. Elle est l’auteure du best-seller Tresser les herbes sacrées. Sagesse ancestrale, science et enseignement des plantes, ainsi que de Gathering Moss: A Natural and Cultural History of Mosses.



LA PREMIÈRE AUTOBIOGRAPHIE D'UNE FEMME DAKOTA QUI RÉSONNE COMME UN CRI DE FIERTÉ ET DE RÉVOLTE

Ce recueil de récits écrits entre 1900 et 1902 forme la première autobiographie d’une femme autochtone d’Amérique du Nord. Des plaines verdoyantes de son enfance à son éducation cruelle chez les missionaires blancs, Zitkála-Šá évoque son parcours d’émancipation et défend avec force et poésie l’importance et la richesse de sa culture.


 « Pour les écritures des Blancs, j’avais abjuré ma foi en le Grand Esprit. Pour elles encore, j’avais oublié la guérison puisée dans les arbres et les ruisseaux. Parce qu’elle avait une vision de l’existence simpliste et que je manquais de jugement, j’abandonnai ma mère aussi. Je ne me fis aucun ami chez les gens dont je détestais la race. Comme un arbre gracile, on m’avait déracinée de ma mère, de la nature et de Dieu ; on avait coupé mes branches, agitées de mouvements d’amour et d’amitié envers ma famille et les miens.  On m’avait écorcée jusqu’au cœur, me dépouillant de mon enveloppe organique, protection de mon essence trop sensible. »


Zitkála-Sá (1876-1938) -  Écrivaine, musicienne et activiste pour les droits autochtones. 

Zitkála-Šá est née au sein de la réserve « sioux » Yankton, dans le Dakota du Sud. Également connue sous le nom chrétien de Gertrude Simmons Bonnin, elle est une écrivaine, éditrice, musicienne et activiste pour la cause des peuples autochtones. En 1926, elle a créé le National Council of American Indians (NCAI), dans le but de réunir les Nations autochtones et de les aider à défendre ensemble « leurs droits et leurs priorités ». Elle l’a présidé jusqu’à sa mort.

« Ô, mes soeurs, travaillez à cette fin ; travaillez ensemble pour que cessent les mauvais traitements infligés à mon peuple dans ce pays. » Zitkála-Šá fait ainsi appel lors du congrès bisannuel de la General Federation of Women’s Clubs à la notion de sororité, persuadée que les femmes ont un rôle politique à jouer dans les combats des minorités... 

 Bien que nos modes de vie modernes nous détournent des traditions ancestrales et entravent tout sentiment d’appartenance au monde naturel, l’humanité fait partie intégrante de la Terre et possède la capacité innée à s’y relier. »

Que reste-t-il de notre héritage autochtone ? De nos liens ancestraux au monde naturel ? Quel avenir serait possible en réintégrant nos sagesses ancestrales ? Ces questions sont survenues alors que l’auteure vivait et travaillait auprès des peuples aborigènes d’Australie, qui œuvrent chaque jour à la préservation de leur culture, menacée par les ravages continus de la colonisation. Au fil de ses explorations, elle constate à quel point le vécu de nos lointains ancêtres et leur lien intime au Vivant sont tombés dans l’oubli. Un déracinement à l’origine de notre modernité destructrice et de l’effondrement sociétal et écologique que nous connaissons. Pourtant, nos racines recèlent la sagesse dont l’avenir a besoin.

L’engouement actuel pour les spiritualités du monde, et notamment pour les pratiques dites chamaniques, reflète ce besoin de retrouver du sens et un lien profond avec la Terre. Si les modèles venus d’ailleurs peuvent nous inspirer, l’auteure rappelle qu’il est essentiel de réapprendre à écouter la terre sous nos pieds pour recréer un lien en résonance avec nos paysages, leur spécificité et leur histoire. Rien n’est perdu et l’auteure nous invite, par des pratiques et des réflexions, à renouer avec la sagesse ancestrale qui sommeille en nous, en vue d’un avenir plus durable et plus enviable pour tous.

Après avoir éveillé ses sens au génie des lieux en photographiant les forêts du nord de la France, c’est dans le silence du désert qu'Hazel Marie Volk a entendu l’appel de ses ancêtres. Formée à l’écopsychologie, elle guide groupes et individus afin qu’ils se relient aux racines de leur histoire et de leur humanité, un cheminement qu’elle estime essentiel à une transformation personnelle et collective.


Regarder plus haut que soi. Comprendre la mystique


Non, un mystique n'est pas ce déjanté mysticiste qui entend la voix de Dieu et qui discutaille avec les anges ou les démons. Le mystique est celui qui affronte le mystère… le mystère du Réel tel qu'il s'étale au-delà de ce que l'on peut percevoir au plus loin, et au-dedans de ce que l'on peut ressentir au plus profond. 


La Mystique authentique a été défigurée et bafouée. Deux siècles de lutte bienvenue contre les religions dogmatiques ont fait oublier la spiritualité, la quête de sens pour le monde et dans sa vie, la quête de concorde avec le monde et avec les autres, la quête de paix intérieure et extérieure. 


La Mystique est un chemin que trace le mystique par sa quête d'une réponse au mystère. La Mystique est multiple car chacun ne peut construire que son propre chemin ; mais il en existe quelques familles que ce livre visite

Laurent Huguelit

Amour, force & lumière, Le chamanisme expliqué par les esprits

Tome 1 : L'aigle royal


Imaginez un voyage initiatique à travers les mondes, avec, pour guides et enseignants, l’Aigle royal, la Vierge des Anges, l’esprit du Tabac, et leurs invités surprises.


Laurent Huguelit fête son retour à l’écriture avec Amour, force & lumière, un tour de force en deux tomes entièrement canalisés qui vont révolutionner notre compréhension de la vie, de la mort, du chamanisme et de la spiritualité. Dans ce premier ouvrage, l’animal de pouvoir de l’auteur prend la parole et nous accompagne, à travers les réalités, dans une épopée pleine de fulgurances.


Du Monde d’en bas au Monde d’en haut, en passant par la nature sauvage et les espaces intermédiaires, ce voyage extraordinaire offre un trésor de prises de conscience et de pratiques inédites : boussole chamanique, intention maîtresse, etc. Un grand changement est en cours sur la planète Terre, et les esprits alliés de l’humanité s’en donnent à coeur joie.


Sortie en avril prochain! Tome 2:  Le bouddha de la compassion - Amour, force & lumière, La Loi divine expliquée par les esprits


Ouvrez votre cœur et votre esprit à la sagesse du monde animal !

Les coyotes nous invitent à nous adapter aux circonstances. Les lions nous transmettent force et courage. Les loutres nous rappellent de prendre du temps pour jouer… Les animaux ont de très nombreuses leçons à transmettre aux humains, mais pour ce faire, nous devons apprendre à leur parler.

Le Langage secret des animaux vous explique les techniques permettant de reconnaître et d’interpréter les signes et les présages du monde de la Nature. Approchez les animaux tant sous forme totémique que spirituelle, rencontrez-les et travaillez avec eux en vous familiarisant avec la symbolique de leurs comportements dans le monde physique.

Ce livre est un guide de référence pour quiconque veut établir une connexion spirituelle avec la majesté et le mystère du monde animal.


Vous y découvrirez comment :

• identifier et rencontrer vos esprits-animaux

• appréhender le pouvoir et la signification spirituelle de plus de 100 animaux, oiseaux, insectes et reptiles

• invoquer les pouvoirs protecteurs de vos animaux totems

• maîtriser quatre techniques de compréhension du langage des oiseaux

• apprendre l’enseignement fascinant et les langages exotiques des reptiles et des insectes

• créer et utiliser cinq rites animaliers magiques, dont la métamorphose et la danse sacrée.


Plongez dans le monde sacré des plantes, herbes, arbres, fleurs et champignons. Grâce à la sagesse de la nature, vous trouverez toutes les réponses à vos questions. Chacune des 55 cartes, richement illustrées, est classée selon son appartenance aux astres. Elle représente une plante médicinale qui vous dévoile ses secrets et vous délivre un message ancestral pour vous connecter à votre essence profonde.


« Dans de nombreuses traditions de guérison, les êtres humains sont perçus comme des microcosmes de l'univers, imprégnés des mêmes forces qui contrôlent le cosmos. »

 « Les humains sont imaginés comme faisant partie d'un tout ininterrompu, un continuum relationnel singulier s'exprimant à l'intérieur et à l'extérieur. »

 « Depuis l'Antiquité, les sages, les chamans et les peuples médecins des traditions herboristes indigènes du monde entier utilisent les correspondances astrologiques pour travailler avec le pouvoir des plantes, tant dans la divination que dans la guérison. »

 « Les plantes croissent et s'épanouissent ou dépérissent et tombent malades sous l'influence cosmologique, tout comme nous. »

 « Bien que le chemin de l'herboristerie et de la magie soit enraciné dans des systèmes de guérison anciens, c'est un chemin intensément personnel, unique à chaque praticien. »



Reconnectez-vous à la sagesse sacrée qui habite votre âme.


La terre est vivante et nous sommes ses enfants. C’est parce que nous portons ses énergies et qu'une même essence nous anime que la nature nous permet d’éveiller cette sagesse sans âge qui sommeille en nous.


Chaque carte, ornée de magnifiques illustrations et symboles, nous guide sur un chemin de transformation qui révèle ce que nous sommes dans notre complétude.


Grâce à son livre empli d’explications et de messages puissants, cet oracle est un compagnon qui fera germer toutes les graines de compassion et d’amour dans votre cœur.


  « La terre est vivante et nous sommes ses enfants. C'est parce que nous portons ses énergies et qu'une même essence nous anime que la nature a tant à nous transmettre ».







Au plaisir de vous accueillir à Lausanne et sur notre site!
​Caŋte etaŋ wopila taŋka uŋnic'upi lakota
Un grand Merci de tout notre coeur!

Sandrine Catherine 


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