InfoLettre Juin 2026

Hoksi Icu les Sages-femmes Lakota

Celles qui accueillent la vie

avec Cecelia Firethunder Mato Canali Win , Ainée Lakota Oglala
ancienne infirmière, féministe, activiste, leader politique, enseignante, éducatrice, artiste et gardienne des traditions


    « Leksi Richard Sunka Numpa - Oncle Richard Two Dogs - nous rappelait qu’autrefois, il existait différents types de femmes médecine : les Pejuta Winyan herboristes, les Nape Luta guérisseuses par les mains, les Hoksi Icu femmes qui assistaient les accouchements, les Winyan Waslolye femmes voyantes capables de prédire l'avenir et de retrouver des objets ou des personnes disparus, les Yuwipi Winyan femmes officiant les cérémonies Yuwipi, pour n'en citer que quelques-unes. Le Sacré d’En-haut, le Monde des Étoiles, est considéré par les Lakota comme le lieu originel du Nagi, l'Esprit. La représentation des étoiles dans l'art se retrouve dans la peinture, le perlage et même dans une forme d'art quotidienne : la courtepointe étoilée Wichahpi owinza qui vous couvre lorsque vous dormez.

    Il fut un temps, dans un passé pas si lointain, où dans la prairie, parmi les Oceti Sakowin, le Peuple des Sept Feux du Conseil, la grande Nation Sioux, vivaient les Hoksi Icu les sages-femmes lakota, qui apprenaient des sages-femmes plus expérimentées, et étaient reconnues par les Tiospaye les clans, et il y avait aussi celles choisies par les esprits. Ces Winyan - femmes - accompagnaient les femmes enceintes Iglusaka et les enseignaient sur la manière de préserver leur santé et celle de leur bébé. « Lorsqu'une femme tombe enceinte, elle devient plus forte, d'où le mot pour « grossesse ». Elle se fortifie. Parmi les conseils alimentaires, il était conseillé d'éviter les aliments gras, en particulier le Taniga, les tripes. » Pour citer Charlotte Black Elk, dans Lakota Star Knowledge de R. Goodman, sur le régime à suivre : « Un mois de 28 jours compte quatre semaines de sept jours. Le premier jour du mois, la nouvelle lune, est un jour de fête. Un jour de chaque semaine doit être consacré au jeûne, avec la possibilité de boire quelques liquides. Les six autres jours, il convient de consommer une variété d'aliments, selon la vision lakota des quatre groupes de chair animale provenant de : (1) sous l'eau, (2) sous terre, (3) sur terre et (4) au-dessus de la terre, les Zintkala les oiseaux. Les légumes et les fruits doivent être consommés avec modération ; une poignée par jour suffit. »

    Lorsque la mère prenait conscience de la vie en elle, généralement au premier coup de pied du bébé, une cérémonie de bienvenue était organisée. De nombreuses femmes âgées racontaient que c'était le début d'une tradition familiale : les familles des deux côtés des parents commençaient à parler au bébé, à chanter pour lui et à lui faire part de leur joie de l'accueillir. Au début du travail d’accouchement Wayazan, la Hoksi Icu était appelée, et elle venait avec des plantes utilisées pour faciliter l'accouchement : des plantes pour arrêter les saignements, stimuler le travail, favoriser l'expulsion du placenta Thamni, ainsi que des plantes hémostatiques et antibactériennes.

Il existe une étoile au centre de Wičhákiyuhapi la Grande Ourse, appelée Unci To Win ou To Win, Grand-Mère Femme Bleue, ou Birthing Woman, Femme de Naissance. Les Hoksi Icu et les parentés prient l'Esprit de To Wiŋ afin que les nouveau-nés entrent dans ce monde en toute sécurité. Elle est la gardienne des portes entre le Monde des Étoiles et la Terre. C’est elle qui accompagne les femmes en travail, dilatant leur utérus et soulageant ainsi les souffrances de l'accouchement pour la mère et l'enfant.

    Rappelez-vous l'histoire de Tapun Sa Win Red Cheek Woman, la mère de Fallen Star Wičáȟpi Ȟiŋpáyela (héro légendaire Lakota), alors enceinte, qui fit un trou dans le sol et retira le Timpsila navet des prairies, du Monde des Étoiles, créant ainsi une ouverture, dans laquelle elle tomba sur la Terre. Sarah Swift Hawk, une Sicangu Hoski Icu, partageait sa prière personnelle pour les femmes en travail dans Lakota Star Knowledge:


« Ate Wakan Tanka wicincala wan wicocage, Iyotiyekiya yak u, Wanna le anpetu ki iyeki ci hantu, Tanyan iglustankte, Owape lehantu ki nahan owapi ob jibyela, Takoja yahinapin kte, nahan makoce ayali kte, Wicozani kte. »

« Père, Grand-Père, cette jeune femme, vous lui avez donné le don de donner la vie, ainsi assise, dans la douleur. Son jour est arrivé et tout se passera bien. Dans l’heure qui vient, et d’un moment à l’autre, petit-enfant, tu arriveras et tu t’arrêteras sur la Terre, et tu naîtras en bonne santé. »


    Cecelia se confie sur sa naissance : « Le rituel consistait à se purifier les mains avec une infusion de Peji Kota - Artemesia ludovicana - la sauge des prairies, en attendant la naissance. On m'a dit qu'une fois ma tête sortie, l’Hoksi Icu a posé sa main sur ma fontanelle PeWiwila, où son esprit a rejoint le mien pour me donner la force de venir au monde. Puis elle a retiré le mucus de ma bouche pour que je puisse prendre ma première respiration Wiconi. « Elle a dit cela en m'accueillant et en parlant aux esprits. Avant de couper mon cordon, elle m'a dit qui j'étais, aussi loin qu'elle le savait, et j’ai su qui j’étais, à ce moment-là, alors que j’étais née depuis seulement 5 minutes. » Le placenta Thamni est sacré car il m'a nourrie et protégée pendant neuf mois. Mi At'e mon père l'a pris et a creusé un trou profond sur Ina Maka Mère Terre, puis avec un chant de cérémonie, on m’a rendu à la terre, où j'ai été accueillie par tous les Winyan qui m'ont précédé et dont je porte le sang. Mes sœurs, également nées à la maison, ont vu leurs placentas thamni placés en hauteur sur des peupliers près de chez nous. Les Wakinyan Oyate le Peuple Oiseau-Tonnerre ont été appelés pour les recevoir et on leur a dit que tous les parents décédés savaient qu'un nouveau-né avait rejoint le Tiospaye, le clan. Il est courant aujourd'hui de récupérer le placenta après la naissance d'un enfant, lors d'une cérémonie dédiée à Ina Maka ou aux Wakinyan Oyate. Les familles le récupèrent et le déposent dans la terre ou l'attachent à des peupliers pour que le voyage soit accompli.

Cecelia Firethunder est une Aînée Oglala Lakota qui appartient au clan des Kiyaksa Tiospaye dans le district de Pejuta Haka Medicine Root à Kyle, sur la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. Elle a reçu des Aînés de son clan son premier nom spirituel Tawachin Waste Win - Her Will is Good, puis une fois adulte, les Grands-Pères Thuŋkášila (les Esprits Ancêtres) lui ont donné en cérémonie le nom d’une ancêtre Mato Canali Win - Bear Tobacco Woman. Jusqu'à l'âge de cinq ans, Cecilia ne parlait que le lakota, avant d'intégrer un pensionnat catholique où elle apprit l'anglais. Cecelia Fire Thunder s’est destinée en fervente défenseuse de la santé et des droits des femmes, et a été honorée par sa communauté du nom de Wašté Čanté Wiŋyaŋ - Good Hearted Woman - Femme au Grand Cœur, en 1986 pour ses services dans la santé et son militantisme sur la réserve de Pine Ridge, elle a cofondé des cliniques gratuites et a été la première femme présidente de la tribu des Sioux Lakota Oglala. Aujourd'hui, elle dirige l'Oglala Lakota Nation Education Coalition et s'implique au sein de la Tasunke Wakan Okolakiciye - Medicine Horse Society pour soigner les traumatismes des enfants grâce aux pratiques traditionnelles de guérison. Enseignante à l'Oglala Lakota College, elle consacre son temps libre à l'art traditionnel, incluant la couture, le perlage et la confection de poupées. 


Source additionnelle: Lakota Times/Go To The Voices-We Deserve to be Heard/Stories/Hoksi Icu

Winúȟčala, ou la maturité sacrée des femmes Lakota

Grands-Mères de connaissance, les Aînées Médecine


   « Les femmes âgées, en particulier celles qui avaient atteint la ménopause, étaient respectées pour leurs connaissances, leur sagesse et leurs pouvoirs. Les grands-mères assumaient la majeure partie de la responsabilité des soins et de l'instruction des filles, et à bien des égards, elles étaient plus importantes dans ce rôle que les mères des enfants. En plus d'enseigner aux filles les tâches pratiques telles que la cuisine, la couture, la broderie de piquants de porc-épic et le tannage des peaux, les femmes plus âgées les initiaient sur leurs responsabilités spirituelles et morales.


     Lorsqu'une femme atteignait la ménopause, elle recevait fréquemment les pouvoirs des hommes médecine, ou à travers des visions, pour pratiquer différents rituels. Elle était particulièrement experte pour guérir les patients à l'aide de remèdes à base de plantes. Une telle femme était appelée Pejuta winyela « Femme médecine » ou Wapiye winyan « Femme qui guérit ». Celles qui possédaient le pouvoir de la sorcellerie étaient connues sous le nom de Wihmúŋǧa « Sorcière » – littéralement, quelqu'un qui bourdonne ou fredonne - l'idée étant que certains pouvoirs pouvaient être envoyés sur de longues distances via des ondes similaires à des ondes sonores et utilisés pour manipuler le mal. Très peu de femmes pratiquaient la sorcellerie, mais toutes les femmes sacrées, tout comme les hommes médecine, savaient que l'acquisition du pouvoir signifiait qu'elles devaient être extrêmement prudentes pour le reste de leur vie. Un mauvais usage du pouvoir sacré pouvait pousser les esprits à se venger en prenant la vie d'un être cher.

   Les Femmes médecine se spécialisaient en général dans la guérison des malades par le massage, les remèdes à base de plantes, en particulier les décoctions, et par des rituels qui impliquaient d'aspirer la maladie à travers un tube en os. Elles étaient particulièrement douées pour trouver la « médecine » – diverses plantes et minéraux utilisés dans les bouillons et les décoctions – et l'on croyait qu'elles étaient guidées par des esprits qui contrôlaient chacun de ces remèdes. Les Femmes médecine étaient également Sages-femmes Hokší ičú « celle qui prend ou reçoit l'enfant », ainsi que prophétesses Winyan Waslolye  « femmes voyantes capables de prédire l'avenir et de retrouver des objets ou des personnes disparus ».

   Quiconque avait besoin des services de la Femme médecine envoyait un membre de sa famille à son domicile avec une pipe remplie du tabac, de la même manière que l'on sollicitait un homme médecine. Les deux parties discutaient de la nature de la maladie et, si la Femme médecine acceptait de l'aider, la pipe était allumée et fumée, formant ainsi une sorte de contrat entre elle et les proches du patient.

   La plupart des remèdes à base de plantes étaient bouillis, et administrés au patient sous forme de tisane. Parfois, une partie de la préparation était appliquée sur le corps par massage. Le nombre de plantes connues par les hommes et femmes médecine dépassait largement les trois cents. Parmi les plus populaires figuraient l’Ambroisie à feuilles d'armoise Caŋȟlóǧaŋ waštémna -sweet-smelling reed, ragweed (Ambrosia artemisiifolia), dont les feuilles étaient préparées en infusion et bues pour les problèmes urinaires, de constipation et d'accouchement, ou utilisées en compresse pour réduire les inflammations, gonflements, tuméfactions poipiye etc, et l'Açore odorant Siŋkpé tȟawóte - sweet flag, Muskrat’s food (Acorus calamus), dont les racines étaient pelées, pulvérisées et mâchées pour soulager les maux de tête, les rhumes et pratiquement toutes les affections internes.

   La plante entière de la Vergerette annuelle - Inážiŋ pȟežúta – Iniyan pejuta - breathing medicine, daisy fleabane (Erigeron annuus) était préparée en infusion et donnée aux enfants souffrant de maux de bouche. Elle était également utilisée pour les problèmes urinaires. La Monarde fistuleuse Heȟáka tȟapȟéžuta – Elk’s medicine, wild bergamot (Monarda fistulosa) servait pour de nombreux maux. Les feuilles mâchées de la plante étaient appliquées en bandage sur une plaie pour arrêter le saignement ; elles étaient aussi bouillies, filtrées à travers un chiffon doux et placées sur les yeux douloureux. La plante était également efficace contre la coqueluche et les évanouissements. Souvent, les feuilles parfumées d'une autre variété, appelée Wahpé Waštemna - feuilles qui sentent bon - étaient mâchées par les chanteurs et les danseurs pour prévenir le mal de gorge. Une délicieuse infusion était préparée à partir des feuilles de la Menthe des Montagnes - Waȟpé ičikȟoyagyaka, Waȟpé ceyaka  - Leaf mint, Mountain mint (Pycnanthemum virginianum) et donnée aux personnes souffrant de toux, tout comme la Gutierrezie faux-sarothra Pȟeží zizíla – Yellow medicine, Broomweed  (Gutierrezia sarothrae).

   Un autre remède aux usages multiples était l'Échinacée Ičháȟpe hú Strike-down stem, Purple coneflower (Echinacea angustifolia), dont la racine était mâchée pour les maux de dents, les maux de ventre, ou pour stopper la transpiration et apaiser la soif. La racine mâchée était également appliquée sur les inflammations et contusions. L'Atragale grêle - Pȟežúta skúya Sweet medicine, Slender milkweed  (Astragalus gracilis) était préparé en infusion dans les cas d'aménorrhée. Les plantes étaient sous le contrôle des forces spirituelles, en particulier les Wakíŋyaŋ les Êtres du Tonnerre, qui se manifestaient par la foudre. La Femme médecine devait partir seule ou accompagnée d'une autre femme qui ne devait pas avoir ses règles. Souvent, hommes et femmes cherchaient des plantes ensemble. La journée devait être parfaite, claire, sans aucun nuage en vue. Une fois trouvée, la plante ne pouvait pas être cueillie avant que la Femme médecine n'ait fait des offrandes aux esprits de l'Univers, priant le Ciel, la Terre et les Quatre Directions, en commençant par l'Ouest et en se tournant vers chaque direction dans le sens des aiguilles d'une montre. La Femme médecine pouvait également entonner un chant de prière particulier, chantant un couplet particulier en l'honneur de chacune des Quatre Directions, du Ciel, de la Terre et de Waŋblí Gleská l'Aigle tacheté, qui porterait son message à Wakantanka Le Grand Mystère.

   La plante était ensuite enveloppée dans une peau de daim douce ou, plus tard, dans un tissu rouge, et rapportée à la maison. Elle était conservée à l'extérieur du tipi, généralement attachée à la branche d'un arbre, là où le remède serait à l'abri des femmes menstruées ou des animaux qui rôdent.

   Comme on croyait que le pouvoir des plantes était contrôlé par les Wakíŋyaŋ, si l'homme ou la femme médecine manipulait d'une manière inappropriée les plantes ou ne respectait pas scrupuleusement les tabous liés la recherche et à la préparation des plantes, cette personne ou un proche parent serait frappé par la foudre. Les personnes sacrées veillaient non seulement à choisir une bonne journée, mais aussi à laisser des offrandes de tabac pour les esprits.

   Les femmes âgées participaient à la Danse du Soleil  Wiwáŋyaŋg Wačhípi , ainsi qu'à d'autres cérémonies importantes tant qu'elles en avaient la force. De toutes les cérémonies, celle qui durait le plus longtemps et exigeait le plus de sacrifices était appelée Wanáǧi Wicagluhapi, « Garder l'âme des siens », ou Cérémonie de Garde de l’Âme, faisant référence à l'esprit d'un parent. Le rituel reposait sur la croyance que l'esprit du défunt errait autour du lieu du décès pendant environ un an. Ces esprits pouvaient effrayer les gens, leur faire du mal ou même les tuer, mais ils constituaient également une importante source de connaissances sur le monde des esprits, auprès de laquelle les hommes et femmes médecine pouvaient beaucoup apprendre. »


Marla N. Powers, professeure retraitée en anthropologie, a partagé sa vie et ses recherches avec son mari, William K. Powers, un ethnologue de renommée internationale, spécialisé dans la culture Sioux. Ensemble, ils ont formé un couple de chercheurs profondément immergés et acceptés (et adoptés) au sein de la communauté Lakota de la réserve de Pine Ridge.


Source : Oglala Women. Myth, Ritual, and Reality ; Marla N. Powers ; Chicago : University of Chicago Press, 1986



« Soyez bons, Soyez gentils, Aidez-vous les uns les autres
Respectez la Terre, Respectez le Tambour
Respectez-vous les uns les autres »

Abe Conklin, Ponca-Osage (1926-1995)


Tambours cérémoniels peints de Sonja Holy Eagle & family, Lakota Oglala  clic photo >>

Hochets Lakota Oglala rattles Wagmuha  clic photo >>

Nouvel Arrivage! Tambours de Sibérie manches totémiques   clic photo >>

De retour! Sacs à Tambour "WOW Women of the World"  clic photo >> 

🎶 Notre assortiment de guimbardes 🎶 Khomus - Vargan - Drymba   clic photo >>

Sculptures Zuni A:shiwi animaux fétiches Wema:we en pierres semi-précieuses   >> clic photo

​​​​​​​Collier Kewa - Santo Domingo Pueblo "Oiseaux Fétiches & Turquoises" >> clic photo

Masque rituel Kwakwaka’wakw - Kwagiutl « L’Esprit de l’Aigle » Kwagu'ł >>clic photo

Ces Pierres & Cristaux, nos Ancêtres...

« Je crois que chaque minéral émet une fréquence qui lui est propre, mais que nous percevons de façon plus ou moins aiguë selon nos rapports avec les pierres. Ces pierres nous parlent ainsi, en se mettant, parfois, en résonance avec les vibrations de notre corps ou de notre esprit. Chaque pierre est choisie pour sa vibration, grace à laquelle elle nous parle ou agit sur notre corps et notre esprit. Il existe deux sortes de pierres-médecine. Les pierres brutes, venues de l’espace et les cristaux qui s’élèvent vers lui. » Wallace Black Elk, Lakota Oglala


Ce livre raconte l'histoire complète de la culture et de la société des Lakhóta, ou Sioux de l'Ouest, depuis les périodes mythologiques lointaines jusqu'à aujourd'hui.


Dans la culture lakĥóta, l'écoute est une vertu cardinale. Ici, les auteurs se sont référés aux Lakhóta d'hier et - point capital - se font le relais de ceux qui vivent encore de nos jours, afin de révéler quel regard ce peuple porte sur son propre passé et sa tradition.

Grâce à l'attention méticuleuse portée à leurs fondements culturels, politiques et religieux, c'est un portrait fidèle, riche et diversifié de ce monde tribal qui se dessine au fil des pages.

Si, avec des chefs comme Red Cloud, Sitting Bull et Crazy Horse, les Sioux sont réputés pour leurs faits de guerre contre d'autres tribus et surtout contre l'armée américaine, ce livre explore plus avant leur tradition, leur philosophie et leur spiritualité. Dès lors, nous comprenons mieux leurs surprenantes initiatives de résistance et leur endurance face à une adversité aussi impitoyable qu'obstinée.

Ce récit témoigne donc des premiers échanges commerciaux entre Sioux et Européens, des guerres indiennes, de la création de La Grande réserve, des missions de christianisation, du massacre de Wounded Knee en 1890, mais aussi, plus récemment, des défis posés par la détérioration de leur environnement, et donc de leur mode de vie, matériel comme spirituel, ou encore de la gestion de la COVID-19.

En mettant l'accent sur la voix, la langue et l'univers conceptuel lakhóta, les auteurs établissent avec cet ouvrage une nouvelle référence dans le domaine des études consacrées à ces Indiens des Plaines.

Véritable journal de bord tenu par Matthieu Cayol, ce livre vous plonge au cœur du récit de près de quarante ans de séjours aux États-Unis, en terres amérindiennes apache, hopi et navajo.


Matthieu Cayol s’est familiarisé, depuis l’adolescence, avec le Grand Sud-Ouest américain, a fréquenté, jusqu’à parfois s’y immerger, les réserves indiennes, leurs habitants, s’est accoutumé aux modes de vie indigènes et, surtout, a été le témoin privilégié de changements qui mettent en danger traditions de ces tribus de l’Arizona et du Nouveau-Mexique. La plume de l’auteur installe le lecteur aux premières loges de ses voyages, que ce soit lors d’une promenade dans les montagnes, un simple repas, ou encore en partageant un moment spirituel, offrant ainsi un éclairage sincère sur les conditions de vie dans les réserves indiennes. Ces pages sont solides comme les rochers immuables qui émergent des terres désertiques, mouvantes comme le sable foulé au pied de Navajo Mountain, prodigieuses comme le canyon de Chelly, ardues comme les monts majestueux du pays apache, mystérieuses comme les pétroglyphes gravés sur les falaises du pays des Anciens Anasazis, surprenantes comme les ruines de Chaco Canyon et, enfin, intrigantes comme les villages hopis et autres Pueblos.

Entrez au cœur de cette immersion amérindienne pour en découvrir toutes les coutumes.

Saviez-vous que Socrate, fondateur de notre pensée philosophique, était un adepte de la transe ?


Découvrir les pratiques chamaniques, la transe, l’hypnose, les psychédéliques..., de l’Antiquité à nos jours.

Un voyage issu d’expériences vécues par le Docteur Gérard Vigneron qui s’est initié à ces techniques dans le monde entier tout en suivant les grands colloques scientifiques sur les pouvoirs de l’esprit et de l’hyper-conscience. Dans cet abécédaire original, 80 termes nous proposent une synthèse brillante des savoirs dits irrationnels ainsi que des connaissances rationnelles sur ces sujets.

Des réponses sérieuses et inédites à toutes les questions sur les états modifiés de conscience et sur les médecines de l’âme dans diverses traditions.

Un livre qui va secouer bien des idées reçues !

L'Oracle des Oiseaux Messagers

Magali et Sara Mottet


Déploie les ailes de ton intuition et laisse-toi porter par les vents de la divination.


Les oiseaux de cet oracle te transporteront sur leurs ailes vers des contrées d’azur, d’inspiration vive, de nuages irisés…

Ils sont bien souvent le lien indicible, ténu et magique entre les mondes, nous offrant leurs chants, leurs vols ou la magie de leur seule présence afin de nous faire accéder à des messages subtils, teintés d’infini.


Envole-toi avec eux et découvre ce que le peuple oiseau a toujours apporté aux hommes : la liberté, l’euphorie du vol et la conscience des ailleurs.


Cet oracle contient : • Un livre de 240 pages tout en couleurs. • 33 cartes puissantes.

• Un sac en coton pour les protéger. 


Sara dessine, Magali Mottet écrit. Mère et fille partagent leurs deux univers en les entrelaçant de plumes, de runes, de fils arachnéens et de landes désertes, afin d’y faire éclore quelques gouttes de rosée, des chapeaux lutinesques et les graines de perlimpinpin de leurs imaginaires.

L'Oracle des animaux de lumière 

Laila Del Monte,  Jamie Hanley, illustratrice


Laissez-vous guider par les animaux de lumière


Les animaux de lumière sont à la fois vos animaux disparus et tous ceux que vous croisez au hasard de votre chemin, en songe ou en méditation. Ils vous font parvenir des messages de l’au-delà et de vos guides spirituels.


Toujours bienveillants, ils annoncent des changements de vie et apportent conseils, enseignements ou protection.


Ces cartes puissantes, et le livre qui les accompagne, vous aideront à déchiffrer tous les signes que les animaux de lumière laisseront sur votre chemin.


Ce coffret contient : • Un livre de 148 pages tout en couleurs. • 36 cartes magnifiquement illustrées. • Un sac satiné pour les protéger.


Laila del Monte est l’une des pionnières européennes en communication animale.

L'Oracle Chamanique. Connectez-vous à la médecine de la Terre

Magali Tamani et Luis Tamani, illustrateur


La Nature est une source d’inspiration perpétuelle.

Depuis la nuit des temps, elle accompagne l’humanité et nous guide à travers ses cycles, nous éclairant de ses enseignements quotidiens. Ce coffret vous invite à revenir à votre lumière intérieure et vous ancrer à la terre, qui vous accueille à chaque instant.

Ces 36 cartes vibrantes et magnifiquement illustrées agissent tels des miroirs, vous ouvrant à une meilleure compréhension de vous-même.  Ce coffret contient un livre de 144 pages et 36 superbes cartes oracle. 


Magali Tamani est née en France et a grandi dans la région du Massif central. À la fin de ses études de gestion, elle est allée découvrir l’Amazonie. Un rendez-vous avec la nature qui lui a permis de soigner ses racines. Passionnée d’astrologie, elle embrasse aujourd’hui ses rôles de mère de quatre enfants exceptionnels, d’épouse et de collaboratrice artistique.

Peintre d’origine péruvienne, Luis Tamani est né sur les rives du fleuve Ucayali, en Amazonie. Issu de deux ethnies, il a vu dans son enfance l’étroite connexion entre les humains et la nature. Son père, artisan, travaillait le bois, sa mère travaillait la terre, et il se souvient de sa grand-mère qui murmurait des paroles de respect et de gratitude aux plantes dont elle se servait pour guérir ceux le lui demandaient. Dans un style magico-réaliste, il façonne, avec son art, la beauté culturelle dont il est issu.








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​Caŋte etaŋ wopila taŋka uŋnic'upi lakota
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Sandrine Catherine 


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